
Un premier film pour Antoine Gratton
Publié à 6h00 le jeudi 1er octobre 2009


Le film «Le divan du monde» est un véritable «road-movie» pancanadien filmé dans huit communautés, au cours de la tournée FrancoForce de l'été 2008. Mais avant tout, c'est une histoire d'amour entre deux personnages qui sont à la recherche d'eux-mêmes.
Le réalisateur du film «Le divan du monde», Dominic Desjardins, a presque écrit le scénario sur le pouce, un peu à l'image du film.
«La première version, je l'ai écrite en trois semaines, explique-t-il. Je crois que je n'ai jamais autant travaillé de ma vie qu'à l'été 2008.»
Le film a été tourné en quelques semaines dans huit villes canadiennes, alors que Dominic Desjardins et les deux acteurs, Antoine Gratton et la Néo-Brunswickoise Mélanie LeBlanc, étaient en tournée avec le projet FrancoForce.
Au départ, le réalisateur avait comme idée de tourner de courts documentaires dans chaque communauté ou ils auraient ensuite été présentés.
«Ensuite, j'ai vu Antoine Gratton, j'ai été inspiré par sa fougue et je me suis dit qu'il serait parfait pour jouer dans une histoire d'amour. J'ai alors décidé d'écrire le scénario du film de fiction.»
«Le divan du monde» raconte l'histoire de Zoé (Mélanie LeBlanc), qui vient de se faire laisser par son copain alors qu'elle habite à Vancouver. À court d'argent, elle décide alors de retourner chez elle, à l'Île-du-Prince-Édouard en comptant sur la générosité des gens. Elle fera alors la rencontre d'Alex (Antoine Gratton), qui tombera amoureux fou d'elle et voudra l'accompagner dans son aventure.
Le chanteur Antoine Gratton en sera à sa première expérience comme acteur, mais selon Dominic Desjardins, il n'y avait personne d'autre qui pouvait remplir le rôle.
«Il est naturel, il s'amuse et il a su comprendre la sensibilité du personnage. Il a rapidement appris sur le tas, ça a très bien fonctionné, surtout que les deux comédiens, Antoine et Mélanie, se sont bien appuyés l'un sur l'autre.»
«Le divan du monde» sera présenté en première mondiale au FICFA le vendredi 2 octobre. D'ailleurs, l'équipe de montage vient tout juste de terminer le film dans un petit studio de postproduction de Moncton.
«Je trouvais ça tellement logique de présenter le film en première à Moncton, souligne le réalisateur. Je pense que les gens d'ici sont le public idéal pour mon film qui décrit une réalité francophone dans un Canada majoritairement anglophone. En plus, on a travaillé avec Mélanie LeBlanc qui a gardé son accent chiac dans le film, mais sans que ça soit caricaturé, c'était naturel.»
Outre Moncton, le film a été tourné à Vancouver, Saskatoon, Calgary, Winnipeg, Toronto, Québec et Summerside. Dominic Desjardins voudrait bien retourner dans ces villes pour présenter le film aux communautés francophones qui y vivent.
«On a bâti le film avec l'aide de ces communautés, je voudrais que tout le monde puisse avoir la chance de voir le résultat final.»
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