
le réveil de l'artiste
Publié à 6h00 le jeudi 13 août 2009

Pascal Lejeune s'est longtemps cherché comme artiste. Pour son deuxième album, le jeune chanteur sait où il s'en va et y a mis toute son âme et sa détermination. Adélaïde est un disque plus mature dans lequel les nouvelles influences de l'artiste s'entremêlent. Nadia Gaudreau, L'Étoile

Alors que le premier album de Pascal Lejeune était composé de chansons créées ici et là sur une période de quelques années, Adélaïde a été le fruit d'un travail acharné et continue.
«J'avais beaucoup de pression, je savais que je devais faire quelque chose de bien, confie Pascal Lejeune. Je me suis donc consacré à la création, je n'ai fait que ça pour plusieurs semaines. J'ai loué une chambre d'hôtel à Petit Rocher que j'ai transformé en studio afin d'écrire et de composer le nouvel album. Je pense que le produit est beaucoup plus mature en ce sens.»
Depuis l'album Le commun des bordels, plusieurs portes se sont ouvertes à Pascal Lejeune. Sa chanson Bilingue in Paris lui a valu d'être entendu à travers le monde sur la compilation Acoustic France de Putumayo. La même chanson s'est aussi retrouvée dans une publicité de la compagnie Canon et dernièrement, le chanteur a été invité à chanter en Slovénie, où il retournera l'an prochain pour un spectacle. Malgré ce succès, Pascal Lejeune avait hâte de passer à autre chose.
«Le premier disque en était un d'une seule influence. J'écoutais uniquement de la chanson française et c'est ça qui était reflété. En voyageant, en rencontrant toutes sortes de personnes, j'ai ouvert mes horizons, ma palette est beaucoup plus diversifiée. Je pense qu'on me reconnaît davantage sur ce disque. C'est du moins ce que ma mère pense!», dit-il en riant.
Lancé le 13 août à Caraquet, le nouvel album de Pascal Lejeune a été réalisé par Yves Desrosiers, qui a notamment réalisé les albums de Richard
Desjardins, Lhasa De Sela et Fredric Gary Comeau. Pascal avoue avoir été intimidé au départ de travailler avec un réalisateur qu'il admire depuis des années.
«C'est mon réalisateur préféré, je le suis depuis des années. Lorsque mon agente Carol Doucet m'a demandé avec qui je voulais travailler pour la réalisation de l'album, je lui ai répondu que dans un monde idéal, ce serait Yves Desrosiers. Elle est une fonceuse et en moins de 15 minutes, elle lui avait parlé et l'avait convaincu. C'était intimidant au début, mais la confiance s'est installée et une amitié s'est développée.»
Cette collaboration prestigieuse pourra certainement ouvrir des portes à l'artiste qui lancera aussi son album à Montréal, le 15 septembre. Il sera également en France en novembre pour une série de spectacles. Celui qui est aussi le père de deux jeunes enfants de cinq ans et sept mois, admet que la conciliation travail-famille n'est pas toujours facile, mais qu'il tente de son mieux de conjuguer ses deux amours, la musique et sa famille.
«Dernièrement, j'ai dû rester seul avec les enfants pour presque deux semaines. Disons que j'ai beaucoup plus de respect pour nos grands-mères qui en élevaient dix!», s'exclame-t-il.
L'album Adélaïde a été lancé le jeudi 13 août à la Grande maison de Caraquet et sera lancé le 15 septembre à Montréal. Pascal Lejeune fera partie du spectacle du 15 août à Caraquet et il sera également en spectacle le 17 août au Village historique acadien de Caraquet et le 18 août au phare de Miscou. Pour plus d'information : www.pascallejeune.com.
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